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7ème édition "Festival Méditerranéen de la Guitare" : Scène Jeunes Talents (23 mars 2010)

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   La troisième journée s'annonça avec la deuxième session Scène Jeunes Talents, un programme comportant initialement cinq groupes dont l’un, X-Virus, s’est abstenu.

 

   Pretty Hell ont entamé le show avec quelques décalages au niveau de la batterie, le chant fut au début désagréable contrairement à la session Accord où il y a été mieux ; cependant, il y a eu des rares "growls" où ça a paru de loin mieux même si ceci n'allait pas du tout avec le style Nu Metal adopté. Le bassiste a excellé avec son jeu, des "slaps" et des "tappings" bien maîtrisés ; un musicien talentueux vu son âge. Le son de la deuxième guitare fut étouffé et un effet particulier utilisé par le guitariste soliste durant les premières compositions a rendu le son encore plus déplorable, ceci ne fut corrigé qu'après un problème technique. Le jeune batteur a encore une fois démontré son don avec les rythmes tribaux, les différents roulements et le jeu raffiné lors des nombreuses pistes, surtout la dernière Born To Die.

Ainsi s'acheva la prestation des Pretty Hell, et ce fut après le tour des RaZZmataZZ qui ont commencé avec une intro exceptionnelle suivie par Junoun, un peu réarrangée et enrichie. Jounoun eut des excellents riffs avec guitare et basse, jouant des gammes plutôt occidentales tout en mariant parfaitement les notes en quart du temps jouées par le virtuose du groupe, le violoniste. Castaway débute avec une section rythmique simple et lasse, un violon en "lead" assisté par un accompagnement répétitif, heureusement que la fin du titre nous a réservé une bonne dose d'agressivité avec l'utilisation de la double pédale coté batterie, unie à un jeu avec un tempo progressivement descendant, par les autres instruments.
Les RaZZmataZZ, comme toujours, avaient un jeu très bien recherché, des riffs élégants témoignant d'une gracieuse disposition de composition : un solo du claviériste lors du titre Hope en fut un échantillon savoureux ; ainsi que les innovations d’arrangements du nouveau titre Hesitation. Une entrée magistrale en piano accompagné par quelques notes de basse avant l'entrée de la batterie et la guitare distorsion à la manière des "Power Ballad", cette piste fut marquée surtout par la présence du claviériste qui a joué plusieurs soli, ainsi qu'un court duel entre le violoniste et ce premier, par suite un solo guitare marquant la fin de la composition et la fin d’une prestation encore une fois excellente, avec tout le sens du mot.
Un problème d'électricité survenu a ralenti la dernière balance et le ‘fine tuning’ du groupe

The Roots. Enfin, le groupe a monté sur scène, et a commencé à jouer une intro qui tournait autour du jeu du "lead guitar" jouant des soli et les autres instruments au rythmique. Le titre Yêh'lem garda un début tout similaire, et au cours duquel les deux chanteurs ont pointé leurs intervention, le chant a paru faible au début mais tournait progressivement vers un chant Reggae habituel. Par suite, on a écouté Kif En'ness El'koll ; côté instrumental : des arrangements bien joués, et un bon solo pour marquer encore la fin de la piste.
Un show chaleureux a continué à avoir lieu, le chanteur parla au public pour annoncer le début de la piste suivante : L'homme Est Dominé, durant laquelle les riffs ont continué à avoir la même squelette pratiquement ; les chanteurs s'engageaient en un duel de chant où on sentait parfois des parties désagréables et lasses, encore un solo à cette piste suivi par une courte partie de chants qui n'avait malheureusement pas de beauté particulière ; enfin un roulement pour clôturer. El'lila lezem n'chikh, la piste dont les paroles furent très intéressantes et où on a, enfin, eu un (court) solo par le claviériste, pour changer un peu le jeu. Malgré sa tache au sein d'un tel groupe qui nécessite un minimum d'énergie et de présence scénique, le guitariste rythmique resta pratiquement statique tout au long de sa prestation, sauf sur le titre Les Histoires Africaines qui a été rajouté au "playset" prévu initialement, et qui a eu l'honneur de le clôturer.
Le groupe peut bien exploiter les dons dont il dispose, essayer de varier un peu les structures et les gammes, ainsi que l’ajout de quelques éléments exotiques qui ajoutent un raffinement particulier surtout pour un tel genre, les percussions aussi avaient leur éclats mais pas de passages particulièrement marquants, le chant et le jeu du claviériste peuvent aussi être mieux instruits avec quelques variations ; mis à parts tout ça, The Roots ont fait un bon show.

Ce fut le tour des Carbon, qui n'ont pas monté sur scène pour des problèmes avec l’organisation ; cette dernière leur a demandé de jouer durant dix minutes seulement pour donner lieu à la prise de son des groupes qui vont jour à la soirée IN ce soir ; le groupe, ayant préparé une "playlist" de quatre titres dont la durée d’un seul est en moyenne dix minutes, refusa et quitta le set.

En résumé, la soirée a été assez bien ; des hauts et des bas auxquels on s’attendait pas mais voilà, toutefois, une soirée qui s’achève et on s’attend encore au mieux de notre scène, et de nos groupes.


Live Report par El Evil Emperor

 

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